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Je vous présente aujourd’hui un roman tout récent, sorti le 25 Août que j’ai eu la chance de recevoir quelques jours avant sa sortie officielle grâce aux Editions KERO que je remercie encore pour ce partenariat. Un partenariat un peu particulier puisqu’il s’agit d’un bookcrossing. Je dois donc après avoir lu et chroniquer ce roman l’envoyer à une autre blogueuse et ainsi de suite. Les éditions KERO souhaiter faire voyager ce roman entre les mains de blogueurs un peu à l’image du petit Léon, personnage principal du livre.

Leon, 9 ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n’arrive plus à se lever le matin, il s’occupe de son demi-frère Jake. Quand l’assistante sociale emmène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c’est lui qui sait de quoi le bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu’on lui dit que chez ses nouveaux parents il n’y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c’en est trop. Heureusement Leon rencontre Tufty, qui est grand et fort, qui fait du vélo comme lui et qui, dans son jardin, lui apprend comment prendre soin d’une petite plante fragile. Mais Leon n’oublie pas sa promesse de retrouver Jake et de réunir les siens comme avant. Le jour où il entend une conversation qui ne lui était pas destinée, il décide de passer à l’action…

 Je ressors ravie de ce partenariat qui m’a permis non seulement de passer un très bon  moment de lecture mais également de découvrir une auteure. Je n’avais encore jamais lu Kit de Waal et je suis contente de l’avoir découverte avec ce joli roman. J’ai beaucoup de mal à choisir les bons adjectifs pour décrire ce roman, « joli » sonne un peu trop joyeux alors que le récit et la vie de ce petit garçon de 9 ans, Léon n’a rien de vraiment facile et joli. Pourtant l’auteure a réussi à en faire autre chose qu’un simple récit déprimant ou larmoyant. Il y a tellement plus derrière tous ces chapitres et ces personnages si attachants.

Je suis toujours très touchée de lire sur les enfants, de leur point de vue. Ce sont généralement des lectures passionnantes et ce fut le cas ici. Je suis également toujours impressionnée de voir comment certains adultes arrivent à travers les mots à se mettre dans la peau d’un enfant. Ils nous donnent l’impression que c’est si facile ! J’ai été touchée par le texte et donc ce petit Léon. Le récit, de son point de vue dégage à la fois une grande naïveté mais aussi une maturité certaine. Ce garçon que la vie n’a malheureusement pas épargné et qui a dû grandir bien trop vite, mais qui malgré ça fait preuve d’un courage, d’un amour et d’une détermination incroyable. On est forcé de s’attacher à lui. De nombreux passages m’ont peinée et fait verser quelques larmes et d’autres m’ont fait sourire. C’est là toute la beauté de ce roman, un entre deux très bien mené. Certains passages se sont révélés difficiles à lire et on ne peut s’empêcher de penser à ceux qui les vivent…

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans la construction de ce roman c’est le fond. Le sujet principal est bel et bien ce petit Léon, ballotté par les services sociaux et retiré de ceux qu’il aime plus que tout. Mais ce n’est pas tout, le récit démarre dans les années 60 en Angleterre et on a donc droit à un contexte très riche sous tout les niveaux. Beaucoup de choses se passent en parallèle et donnent une consistance intéressante au récit. Léon est un enfants métis et on lui très bien comprendre que c’est la raison pour laquelle il ne sera jamais adopté contrairement à son demi frère qui lui est blanc. A 9 ans, Léon est témoin des violences policière sur les noirs, de manifestations, de la maladie et dépression de sa mère, du mariage princier et des différentes réactions qu’il provoque chez les habitants du quartier. Tant de choses qui font grandir Léon bien trop vite, ce qui l’empêche d’avoir des amis de son age.

On ressent quelques longueurs à la lecture du roman mais ça ne m’a pas dérangée plus que ça car j’accorde un intérêt tout particuliers au contexte justement. J’ai aimé suivre Léon sur son vélo, jusqu’au jardin. le voir enfin s’intéresser et s’épanouir, loin des services sociaux. Il n’était plus le même garçon dans les jardins. J’ai aimé voir comment les émeutes et conflits avaient commencés etc. J’ai trouvé le roman assez complet, il ne laisse pas indifférent et nous fait ressentir bon nombre de choses. Le roman porte un message assez fort, plein d’espoir. Mon seul regret et de ne pas pouvoir le garder dans ma bibliothèque après l’avoir tant apprécié. C’est là le bémol d’un bookcrossing !

NOTE : ★★★★★☆

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2 réflexions sur “Je m’appelle Léon – Kit de Waal.

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