couv_ca_ta_facon_hd

Camille Anseaume compte parmi les tout nouveaux auteurs à surveiller de prés. Je l’ai découverte il y a deux ans avec son premier roman : Un tout petit rien qui avait été une incroyable découverte. Je me souviens l’avoir acheté par hasard parce que le titre m’avait tout simplement beaucoup plu. J’avais donc hâte de découvrir autre chose d’elle et j’ai tout simplement sauté de joies lorsque les éditions Kero m’ont proposé de m’envoyer ce roman. Je l’ai reçu le weekend avant sa sortie et je m’excuse que cette chronique ait un peu tardé à venir. Je remercie encore une fois chaleureusement Kero pour cet envoi.

Elles sont amies d’enfance. L’une est inquiète, rêveuse, introvertie ; l’autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l’amour. Jusqu’à ce qu’un drame bouleverse le monde qu’elles se sont bâti… Un roman poignant sur l’amitié, le deuil, et sur ce point de bascule irréversible qui sonne la fin de l’insouciance.

Avant de commencer la chronique j’aimerai parler de petits détails qui peuvent sembler dérisoire mais auxquels j’ai tendance à donner de l’importance. Quand je vois certaines collections de livres, des auteurs publiés à droite à gauche. Je suis bien consciente que Camille Anseaume n’en ai qu’à son second roman mais tout de même. Merci aux éditions Kero de suivre l’auteure et à tout ceux qui ont travaillé sur ce roman pour qu’il soit physiquement semblable au précédent, ce qui me permet de les mettre côte à côte dans ma bibliothèque. Merci de penser à ce genre de chose, de suivre une certaine logique.

Passons maintenant au titre du roman, j’avais donc acheté Un tout petit rien principalement pour son titre et une fois encore en voyant celui de ce nouveau roman je jubille. C’est exactement ce qui me fascine chez cette auteure, ses choix de mots, sa façon de les mêler les uns aux autres, des mots simples et abordables mais qui finissent en quelque chose de tellement fort et riche. Pas de registre sorti de nulle part ou l’on doit lire trois fois la même chose pour être sur d’avoir compris que c’était bien triste. Ici tout est fluide et il n’est pas possible selon moi de ne pas se laisser emporter par la plume de l’auteure. C’est pourquoi ce roman est un enorme paradoxe pour moi. Je l’ai fini il y a presque une semaine et je ne sais toujours pas ce que j’en pense exactement.

J’ai eu de gros soucis pour venir à bout de ce roman. Il est pourtant loin d’être long avec à peu prés 230 pages. Il n’était absolument pas concevable non plus d’abandonner ma lecture mais la narration m’a tellement déroutée. Il l’était impossible de lire plus d’une vingtaine de pages par jour. C’est une lecture qui m’a beaucoup coûtée, j’ai bien cru que je n’arriverai jamais au bout. La première partie (il y en a deux) m’a semblé interminable. L’auteure fait abstraction des prénoms des deux protagonistes dans presque la totalité du roman, la pronominalisation est omniprésente « elle/moi », « tu/toi » puis « je » un peu plus tard. On est complètement immergés dans cette relation, comme un huis clos. Ça m’a gênée tout au long du roman ou presque, je me demandais sans cesse qui parler et à qui. C’était bien trop flou et abstrait pour moi, j’étais forcée d’arrêter de ma lecture pour me poser ces questions là. Maintenant fini, je ne suis toujours pas certaine d’avoir tout saisi, quel passages étaient de Justine, lesquels ne le sont pas ? Bonne question.

Pourtant j’ai aimé l’histoire, l’idée même du roman, son thème et le fil conducteur. Sans parler encore une fois de la plume qui me plait tant. J’ai aimé les enfances décrites, cette amitié qu’on a du mal à décrire. Je l’ai trouvé à la fois forte et belle, et d’un autre côté destructrice voire malsaine. J’ai aimé voir cette relation évoluer, voir la vie avec ces expériences, ces rencontres, ces choix, ces angoisses, ces départs, ces peurs, ces pertes et tant d’autres choses qui sont brillamment abordés par l’auteure. Les mots touchent, parfois nous explosent entre les mains. On passe par tout un tas d’émotions, j’ai d’ailleurs été surprise par le côté dramatique de l’histoire auquel je n’étais pas du tout préparée. Je me suis sentie concernée et triste. Et je pense que c’est dû au fait d’avoir été tout au long de la première partie « coincée » avec les deux héroïnes et je me suis trouvée autant affectée qu’elles. La façon dont tout est traité est incroyable, ce sont des sujets difficiles et on se rend compte à quel point les questions les plus dérisoires sont parfois les plus présentes (Est ce que telle ou telle chose se fait en telle occasion ? Est ce c’est la bonne tenue ? Dois-je sourire ? Dire merci ? …). Il m’a fallu quelques jours de réflexion pour comprendre le choix de narration. Et en définitive ce roman reste un petit mystère pour moi, j’ai apprécié ma lecture et en même temps pas vraiment. Je n’ai pas detesté ni adoré, je reste cependant certaine que c’est le genre de lecture que beaucoup pourrait abandonner avant la fin et c’est sacrément dommage car personnellement elle m’a prise de court !

NOTE : ★★★★☆☆

Publicités

6 réflexions sur “Ta façon d’être au monde – Camille Anseaume.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s