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Encore un tout petit roman que je souhaitais sortir de ma PAL depuis longtemps. Puisque rien ne dure est un roman très court (120 pages) sur la perte d’un enfant, son enlèvement. Un thème donc très difficile à aborder et que je ne savais pas trop comment prendre. Je redoutais quelque peu cette lecture. Ça me touche toujours beaucoup lorsque les récits parlent d’enfants et d’enfance. Cependant ce roman ne m’aura pas plus marqué que ça.

Je meurs voilà ce qu’elle m’écrit Vincent je meurs viens me voir viens me revoir une dernière fois que je te voie que je te touche que je t’entende viens me revoir Vincent je meurs. Et au bas de la feuille, en tout petit, presque illisible, son prénom, Geneviève, tracé lui aussi au crayon à papier, comme le reste de la lettre, de la même écriture tremblante, défaillante, si ce n’avait pas été ces mots-là on aurait pu croire à l’écriture d’un enfant, on aurait pu sourire, froisser la feuille, la jeter à la poubelle et l’oublier ; mais non, ce n’est pas un enfant, c’est Geneviève qui meurt.

Je pense que le principal défaut de ce livre si je puis dire, c’est sa taille. Il est selon moi beaucoup trop court pour toucher et atteindre pleinement son lecteur. Cela a peut-être fonctionné avec certains mais pour ma part il m’a manqué des tas de choses pour que je me sente pleinement dans le récit et même si j’ai trouvé l’ensemble triste, il ne m’a pas beaucoup touché. J’ai eu l’impression que tout restait en surface.  Je pensais réellement que j’allais ressentir plus de choses. Quand je lis des romans contemporains surtout de ce genre, sur l’enlevement d’enfants j’ai le sentiment qu’on ne sent beaucoup plus concernés que lorsqu’on lit des dystopies par exemple. Il y a quelque chose dans le contemporains qui frappe le lecteur : le réalisme.  On se dit toujours (en tout cas c’est mon cas) que c’est une histoire vraie que ça a du arriver ou arrivera à bon nombre de personnes. Mais là, avec ce récit je n’ai pas du tout eu l’impression de sortir du livre, de voir au-delà. Alors oui, évidemment que le roman et le sujet sont triste mais j’aurai aimé que ça soit traité de façon plus profonde.

Le roman se sépare en trois parties. Une pour Vincent, une pour Geneviève et la dernière ensemble. J’aurai aimé que tout le roman soit sous la forme du journal qu’à tenu Geneviève durant les mois et années qui ont suivi la disparition de Clara. C’est ça qui touche et émeut le lecteur. La première partie du roman m’a ennuyé, on ne comprends pas tout tout de suite et j’ai eu l’impression de perdre mon temps, heureusement que le livre n’était pas épais sinon j’aurai probablement arrêté ma lecture au milieu de la première partie. En définitive j’ai surtout apprécié le personnage maternel Geneviève et au contraire je n’ai absolument pas compris Vincent, sa façon de vivre la douleur et le manque en l’enfermant à double tour pour ne plus y penser.

Ça fait de ce récit, un récit en demi-teinte pour moi. J’aurai aimé qu’on évite ses bonds dans le temps et qu’on se concentre sur la partie la plus importante de leur vie. J’aurai aimé quelque chose de plus construit et de moins éparpillé. Et surtout j’aurai aimé avoir davantage à lire.

NOTE : ★★☆☆☆☆

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4 réflexions sur “Puisque rien ne dure – Laurence Tardieu.

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