9782352041405

Encore une fois, une chronique en retard ! Enfin pas tant que ça quand même. J’ai fini le livre Mardi 10 Juin et je vous avoue que cette lecture aura été éprouvante et j’avais besoin de prendre un petit peu de recul pour réussir en faire une chronique. Il s’agit là aussi d’un challenge sur le forum BooksAbbey. Cette fois ci de Lecture en thème. C’était mon tour, et j’ai décidé en raison du grand nombre de livre de ma PAL correspondant de choisir le thème : PLAGE. Ce mot devait donc être représenté sur la couverture du livre choisi ou alors écrit en toute lettre dans le titre ou encore dans le résumé. Ce challenge s’étale sur la période de Juin et Juillet.  Le livre étant également dans ma liste PAL de Printemps, je me suis dépêché de le lire avant le 21 Juin pour faire d’une pierre deux coups ! Je suis contente de cette lecture même si elle aura été sacrement difficile !

 Le jour des deux ans de Thaïs, Anne-Dauphine Julliand apprend que sa fille est atteinte d’un mal incurable. Son récit bouleversant raconte le combat d’une famille et de son entourage, émouvant réseau solidaire, tous unis pour une cause magnifique: rendre les courtes années de Thaïs aussi belles que possible.

Je crois qu’après la lecture du résumé, tout le monde est d’accord pour dire que ce genre de lecture ne laisse pas indifférent. C’est, je crois bien, ma première lecture du genre. Je n’ai jamais auparavant lu de témoignage ou de récit de ce genre. Ce n’est pas forcement quelque chose qui m’attire. Je me suis trouvé face à celui ci il y a de ça plusieurs mois et même si je suis assez sensible, il m’a beaucoup tenté. Je souhaite devenir auxiliaire puéricultrice et j’essaie de lire d’avantage à propos de maladies infantiles mais cela reste très compliqué.

Je vous avoue que j’ai pleuré absolument tout le long en lisant ce livre, je l’ai d’ailleurs lu très vite pour en finir et me sortir tout ça de la tête. Même si, bien évidemment, ce n’est pas le genre de chose qu’on oubli d’une minute à l’autre. J’ai été tellement attristé par les épreuves de cette famille. C’est un cercle vicieux qui semble ne jamais s’arrêter. Je crois très sincèrement que peu de personnes pourraient faire preuve d’autant de force (mentale et physique) qu’Anne-Dauphine Julliand et sa famille.

J’ai été assez décontenancée tout de même pas l’écriture. Ce genre de récit est bien loin des romans et on ressent très fortement que l’auteure est journaliste. Ce livre est écrit comme un article, un journal et non comme un livre en lui même. J’ai donc mis un petit moment à m’acclimater à ça. J’ai aussi eu du mal au début du livre, à la description de la maladie mais cela était certes utile, la maladie est tellement rare et son nom tellement long, on met un certain temps a arriver à le lire d’une traite.

Il est impossible de ne pas être touché par ce récit de vie, de maladie, de souffrance et pourtant de force et d’amour. Je crois qui m’aura le plus fait de mal, de peine sont les propos rapporté de Gaspard, le grand frère de Thaïs qui malgré son jeune age, vit ça avec une telle maturité, une approche si différente de celle qu’on ses parents. Ce livre m’a brisé le cœur, à chaque page, chaque hospitalisation, chaque mauvaise nouvelle annoncée aux parents on se demande si ça va un jour finir.

Je ressors de cette lecture assez tourmentée, je ne sais pas comment noter une telle lecture. Enrichissante mais tellement atroce à la fois ! Je ne sais pas non plus s’il faut le recommander. Je pense que oui, mais il faut cependant le lire en tout connaissance de causes. Ce récit est loin d’être une jolie promenade. C’est un tourbillon infernal. Ce livre est à la fois une réel témoignage sur le vécu et cette maladie rare mais également une démonstration d’amour, d’entraide et une ode à l’enfance si fragile et insouciante. Ces petits bonheurs, sourires, actes ou paroles qui les rendent parfois tellement plus fort que nous face à la maladie ou la mort.

NOTE : ★★★★★★

Citation :

« – Maman, pourquoi tu ne m’as pas dit tout de suite que Ticola était mort?
– Mais je te l’ai dit, Gaspard, dés que je l’ai appris.
– Non, je veux dire, pourquoi tu as dit qu’il était parti? C’est bizarre. tu savais qu’il n’était pas parti puisqu’il ne reviendra pas. Et tu l’as dit quand même.
– Oui c’est vrai, mais j’avais peur de te dire qu’il était mort. C’est un mot difficile à prononcer, du moins pour les grandes personnes.
– Eh bien moi, je préfère entendre : « Il est mort« . Moi je n’ai pas peur de la mort. Tout le monde va mourir. C’est pas grave la mort. C’est triste, mais c’est pas grave.« 

Publicités

2 réflexions sur “Deux petits pas sur le sable mouillé – Anne-Dauphine Julliand.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s