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Voici donc ma première lecture dans le cadre d’un partenariats avec les éditions Stock. Je les remercie encore une fois pour leur confiance et l’envoi de pas moins de trois romans ! J’ai commencé un peu au hasard, j’hésitais puis j’ai opté pour La blancheur qu’on croyait éternelle en premier choix. Je n’en avais jamais entendu parler (il est sorti le 19 Mars) mais j’ai tout de suite beaucoup aimé le titre et j’avais hâte de découvrir ce roman et cette auteure ! Et ce titre !  Je sais qu’on dit souvent de ne pas juger un livre par sa couverture, son titre mais certains font bel et bien leur petit effet. Je repense notamment au titre du roman de Delphine de Vigan : Rien ne s’oppose à la nuit qui aujourd’hui encore me fascine. C’est généralement ce qui me donne en premier lieu envie d’ouvrir un livre de le prendre en mains en librairie. Je n’attendais pas grand chose de ce livre n’ayant pas garder le résumé en tête. C’est tout naturellement que je l’ai commencé et ça a été une agréable surprise.

Mathilde aimerait bien devenir chocolatière mais elle est trop diplômée pour ça. Elle ne sort pas beaucoup et n’aime pas se déguiser. Ce qu’elle préfère, c’est regarder le concours de Miss France à la télé en mangeant des palets bretons trempés dans du lait. Quand elle avait sept ans, Mathilde a été traumatisée par la mort de Romy Schneider. À trente-quatre ans, elle pense encore à Julien, et Éléonore, sa meilleure amie, est décidée à lui trouver un bon parti. Lucien est pédiatre, il aime les films avec Jean-Louis Trintignant, et Deauville. Il n’aime pas tellement danser. Ça remonte à son enfance, à l’époque des premières boums ratées. Chaque année, au Nouvel An, il envoie une carte de vœux à ses parents. À trente-cinq ans, il est célibataire. Il aimerait bien que ça change. Mais il n’est pas très à l’aise avec les SMS, alors c’est pas gagné. Mathilde et Lucien habitent le même immeuble mais ne le savent pas. Un jour, le nouveau voisin les invite à sa soirée déguisée. La Blancheur qu’on croyait éternelle est l’histoire de deux solitudes, deux sentimentaux perdus dans un monde plus vraiment sentimental.

Nous retrouvons donc deux personnages principaux au cœur de ce récit, tout deux célibataires et perdus au milieu des gens de leur âge, de leur génération. Nous avons d’un coté Mathilde, inconditionnelle de Romy Schneider qui vit seule et surtout pas épanouie pour deux sous. Elle cherche en vain l’endroit ou elle saura être elle même, trouver quelqu’un, se sentir bien et surtout oublier sa mère quelque peu pesante. Cette mère qui ne cesse de la faire se sentir minuscule, à cause de son célibat, ses études, son métier. Enfin, apparemment rien ne va mais Mathilde veut juste « qu’on la laisse tranquille » ! De l’autre nous retrouvons Lucien, jeune pédiatre. Intelligent mais que l’on dit coincé. Il est lui passionné par Trintignant et aussi en decalage que peut sembler l’être Mathilde.

Pour la petite histoire, j’ai trouvé assez fou de commencer ce livre, parce que la semaine dernière j’ai lu sur Internet et donc appris la mort de l’acteur autrichien Karlheinz Böhm, qui donné la réplique à Romy Schneider dans Sissi. J’ai donc discuter du film et des acteurs avec ma mère ce weekend. Jolie coïncidence quand j’ai lu les premières références à l’actrice dans le bouquin. Je ferme la parenthèse ^^

Ce qui m’a d’abord beaucoup plu dans ce roman ce sont ces deux personnages que j’ai trouvé terriblement attachants. J’ai beau n’avoir que 23 ans je me suis sentie très proche d’eux. Je me suis retrouvée en plusieurs de leurs traits de caractères, leur goûts et aversion. On parfois tous l’impression d’être en marge, de passer complètement à côté de ce qui « fascine » notre génération. C’est bel et bien ce qui se passe pour Mathilde et Lucien. Ils sont très sentimentaux et se retrouvent malgré eux face à un mur, ne rencontrent personnes qui partagent cette envie de mener simplement une vie à deux. Comme si leur génération (et la mienne) avait cesser d’avoir des sentiments, des vrais. Comme si la technologie, l’informatique avait pris le dessus, impossible de rencontrer quelqu’un sans ça.

On parle d’une certaine génération dans ce livre, les protagonistes ont la trentaine en 2009/2010 et pourtant on ne peut s’empêcher de s’y retrouver aujourd’hui. Les choses se sont donc aggravées si j’ose dire. J’ai beaucoup aimé la segmentation du livres en trois parties, d’abord : Hiver 2009, Printemps 2010 et enfin l’été 2010. Et ensuite chapitre après chapitre nous découvrons le quotidien de Mathilde puis celui de Lucien, le tout avec de temps en temps un souvenirs, un moment passé qui les a marqué.

J’ai trouvé l’ensemble de l’histoire vraiment sympathique à suivre, agrémentée de si nombreuses références de films, musiques rendant le tout encore plus passionnant. Nos deux personnages aiment les vieux films, les vielles chansons et regrettent que Facebook et Cie aient pris le dessus sur la culture, les rencontres. Virginie Carton nous raconte donc l’histoire de ces jeunes gens légèrement paumés tout en douceur, avec humour et beaucoup de nostalgie. Chapeau pour l’insertion si subtile de toutes ces chansons (même si je l’avoue je ne les ai pas tout trouvées) dans le texte. J’ai beaucoup apprécié de retrouver la bande son listée à la fin du roman (de même que les costumes !). Un très bon épilogue également ! En définitive, une très très bonne surprise !

NOTE : ★★★★★☆

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6 réflexions sur “La blancheur qu’on croyait eternelle – Virginie Carton.

  1. Tu me donnes très envie de lire ce roman, en plus c’est vrai que le titre est très beau ! Je prends note ^^

    1. Oui, je me souviens de pas voir eu d’attentes particulières en le lisant. Je l’avais un peu pris au hasard chez Stock, surtout pour le titre que je trouve très beau et poétique et au final j’ai vraiment beaucoup aimé les personnages et le message qui passe par ce roman.

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