ce-quils-n7ont-pas-pu-nous-prendre

Voilà un livre que je souhaitais lire depuis sa sortie ou presque. Je me le suis procuré le mois dernier, plus possible d’attendre. Il y a des livres comme ça, on sait d’avance qu’ils vont nous plaire, nous passionner et nous toucher. Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre fait parti de ceux là pour moi. Il m’a tout de suite attiré, rien que par son titre que je trouve absolument sublime et cette couverture, qui est déjà très belle au premier coup d’œil mais qui prend davantage de sens une fois la lecture terminée. Je ne savais pas trop quand est ce que j’allais me décider à le lire parce que j’ai toujours du mal à me motiver pour lire des romans qui sont tristes (peur de trop pleurer sans doute ^^) alors que ma PAL contient beaucoup de livres de ce genre la. J’ai donc profité de l’occasion quand Fiona m’a dit qu’elle le lirait ce weekend dans le cadre du challenge weekend à 1000. Je l’ai commencé Mercredi étant donné que je lis tout de même moins vite qu’elle et qu’elle a prévu de le lire en quelques heures seulement pour réussir son challenge. J’ai donc fini le roman hier et elle sans doute aujourd’hui ou demain. Une presque lecture commune en soi.

Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète soviétique. Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.

Cette lecture aura été sans surprise puisque comme je vous le disais, je savais très bien que je serai touchée et très émue par ce livre. Rien de surprenant à ce que cela soit un coup de cœur, un énorme coup de cœur même ! Je n’arrive tout simplement pas à décrire tout ce que j’ai pu ressentir au cours de ma lecture. Cela me semble impossible de trouver les mots justes. Comme souvent, je ne lis pas la quatrième de couverture, le résumé des livres que je commence. Je m’immerge donc totalement dans mes romans et me laisse guider seulement pas le récit, sans rien attendre quelque chose de précis. J’ai lu plus de 100 pages en une journée des que je l’ai débuté, le roman se lit très facilement grâce à sa segmentation en chapitres relativement courts. J’ai apprécié ce roman du début à la fin, aucune fausses notes selon moi. Et quand je pense qu’il s’agit là d’un premier roman, je suis tout bonnement impressionnée ! Et cette façon dont les mots de Ruta Sepetys, pourtant si simple m’ont émue !

Je regrette quelques peu que le roman soit classé comme étant jeunesse. Je l’ai trouvé tellement fort, poignant. Il est certes, accessible à tous grâce à la plume de l’auteur et au fait que l’on suive ici une adolescente de 16 ans. Le personnage de Lina m’a fait ressentir énormément de choses, elle m’a passionnée et est merveilleusement écrite. Tellement attachante, intéressante et krassivaia. . Il est toujours très difficile au cours de ce genre de lecture, de se dire que tout ça est bel et bien arrivé. J’ai réellement beaucoup aimé les notes de l’auteur en fin de livres, qui nous en explique beaucoup. Lina est un personnage de roman, inventé mais le contexte et l’Histoire eux, sont bel et bien réels et même s’ils font aujourd’hui parti du passé je ne peux m’empêcher de me dire que tout ceci pourrait se reproduire de nos jours, on assiste encore malheureusement à de nombreux génocides, des guerres qu’il est difficile voire impossible de stopper. On prend conscience que l’espèce humaine est surement une des pires.

Je n’ai pu m’empêcher également de comparer cette lecture avec La Voleuse de Livres, qui fut ma première lecture de l’année et que j’avais beaucoup appréciée. Elle m’avait cependant beaucoup moins touchée que celle ci qui se révèle être d’un bien plus haut niveau. Le récit ici, est à mon sens plus grave si j’ose dire. Non que le nazi eut été quelque chose de léger et ayant eu moins d’impact, mais j’ai trouvé La voleuse de livres moins détaillé et plus « jeunesse » qu’a pu l’être ce roman. L’écriture de Ruta Sepetys apporte son lot d’émotion, plus que celle de Markus Zusak qui ne m’avait pas arrachée une seule larme. Je l’avais trouvé très touchant mais aucune grosse émotion. J’ai trouvé le personnage de Lina, beaucoup plus intéressant. Sa force de caractère, son audace et bien sur son envie de vivre. Même sa haine a trouvé grâce à mes yeux. J’ai beaucoup apprécié que le contexte historique soit très décrit et bien mis en place, les mots de russes s’invitant dans le récit lui donne une importance encore plus grande et grave. Le roman insiste  sur le nombre (lettons, les lituaniens et les estoniens, finlandais également), l’aspect complètement exigu de leur situation tout simplement à cause de l’emplacement de leur pays, sur cette partie du monde complètement écrasé par Staline d’un coté et Hitler de l’autre, une insistance sur cette masse importante de vie déportée, dénigrée, ces passages du récit sur l’entassement les uns sur les autres dans les wagons à bestiaux, la perte d’intimité voire de dignité, le travail forcé, le froid et beaucoup de passage sur le mental et son importance face à ce calvaire enduré. 

Ce roman m’a bouleversé, cette chronique est affreuse. Elle dit tout et rien à la fois, je m’excuse ! Je ne sais pas comment l’organiser de façon claire, je ne pense pas clairement en ce moment même. Il m’est difficile de vous donner un réel avis sur ce livre qui n’est qu’une merveille que tout bibliothèque devrait s’offrir. Tout simplement incroyable et à lire absolument.

NOTE : ★★★★★★ / coup de cœur /

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6 réflexions sur “Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre – Ruta Sepetys.

  1. Je trouve ta chronique vraiment belle ! J’ai eu beaucoup de mal à écrire la mienne également car ce roman est tellement plus qu’un roman comme un autre.. Il est difficile de mettre les mots sur ce qu’il nous décrit avec tant de justesse et de dureté.. C’est un livre qui marque et un livre important, je suis vraiment heureuse de l’avoir lu!

  2. Une très belle chronique. Un livre qui me donne très envie de l’acheter et de le lire d’une seule traite.
    Je viens de découvrir ton blog grâce à Myprettybooks, et je te trouve géniale tu sais très bien chroniquer mieux que moi en tt cas :p

    1. Tu ne devrais plus hesiter, ce livre est une petite perle. Merci pour le compliment c’est très gentil, et oui je connais bien Fiona ça ne m’etonne pas que tu visites son blog il est genial ^^ Le tien est tot beau aussi, j’adore le fond !

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